Révision de la stratégie d’inclusion de Montréal
Un pas dans la bonne direction, mais de nombreux obstacles demeurent
10 décembre 2015
La FECHIMM salue la révision apportée par la Ville de Montréal à sa stratégie d’inclusion, qui vise à favoriser le développement du logement social et communautaire. Elle souhaite que cet exemple inspire les autres municipalités du Montréal métropolitain.
La FECHIMM se réjouit notamment de la décision de ramener à 100 logements le seuil à partir duquel un projet résidentiel sera soumis à la stratégie d’inclusion. Elle reçoit aussi favorablement l’augmentation proposée du taux de la contribution financière au Fonds de contribution lorsqu'il n'est ni souhaitable, ni pertinent d'inclure sur site ou hors site à proximité, les logements sociaux et communautaires.
« Il y a déjà un bon moment que le secteur de l’habitation sociale et communautaire réclamait que la stratégie soit plus contraignante, et l’on constate aujourd’hui que la Ville de Montréal va dans ce sens. Il demeure toutefois que la stratégie n’est pas obligatoire et qu’un entrepreneur peut très bien refuser de s’y conformer », constate la directrice générale de la Fédération, Francine Néméh.
Selon Luc Brisebois, président de la FECHIMM, le logement social demeure encore à la remorque du secteur privé. « Parce que le secteur privé a davantage de moyens à sa disposition, notamment sur le plan financier, et qu’il ne fait pas face aux mêmes contraintes bureaucratiques que le logement social, il lui est nettement plus facile de s’approprier les rares sites disponibles pour y développer des projets résidentiels », précise-t-il. « C’est pourquoi la Fédération continue de réclamer que l’ensemble des municipalités de son territoire se dotent d’une politique d’habitation comprenant, entre autres choses, la création de réserves foncières dédiées au développement du logement social et communautaire. »